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21 août : Journée du souvenir – quand le terrorisme frappe l'Est de la RDC

Ce 20 août 2026, le monde entier se joint aux Nations Unies pour commémorer la Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme. Proclamée par l'Assemblée générale en 2017, cette journée vise à honorer et soutenir les victimes et les survivants du terrorisme, tout en promouvant la protection de leurs droits fondamentaux. En cette édition 2026, sous le thème « Se souvenir pour guérir », la communauté internationale est invitée à réfléchir sur le rôle de la mémoire collective dans le processus de guérison et de résilience.

Mais ce 20 août, en République démocratique du Congo, cette journée résonne avec une acuité particulière. Car si le terrorisme est souvent perçu comme un fléau lointain, il frappe chaque jour des milliers d'innocents dans l'Est de la RDC – et, au-delà, des populations entières prises en étau entre groupes armés, violences ethniques et ingérences étrangères.

Un conflit aux allures de guerre par procuration

La région des Grands Lacs est le théâtre d'une crise complexe où se mêlent intérêts géopolitiques, ressources minières et séquelles des conflits historiques. Depuis des décennies, Kinshasa et Kigali s'accusent mutuellement de soutenir des groupes armés pour déstabiliser l'autre.

D'un côté, le gouvernement congolais dénonce le soutien du Rwanda au M23, une rébellion qui a repris les armes en 2021 après une longue accalmie. Kinshasa accuse également Kigali d'envoyer ses propres troupes sur le sol congolais et d'utiliser des drones pour frapper des cibles militaires et civiles à l'intérieur du pays.

De l'autre côté, le Rwanda justifie ses actions par la menace des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé composé d'anciens responsables du génocide de 1994 contre les Tutsis. Kigali accuse Kinshasa de ne pas désarmer ces groupes et de les utiliser comme une force supplétive contre les rebelles du M23.

Des populations civiles prises en otage

Les conséquences pour les populations civiles sont catastrophiques. Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri, des centaines de milliers de personnes ont été déplacées de force, fuyant les combats, les exactions et les attaques ciblées contre les villages.

Des actes qualifiés de crimes de guerre ont été documentés : massacres de civils, violences sexuelles, recrutement d'enfants soldats, destruction d'infrastructures civiles. Les groupes armés, qu'ils soient soutenus par Kinshasa ou par Kigali, se livrent à une guerre qui n'épargne pas les innocents.

La communauté internationale face à ses responsabilités

Malgré les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, les appels à la paix et les sanctions ciblées, la communauté internationale peine à mettre fin à ce cycle de violences. L'accord de paix signé à Washington en décembre 2025 entre les présidents Tshisekedi et Kagame, sous l'égide des États-Unis, est régulièrement violé par les deux parties.

En avril 2026, les États-Unis ont imposé des sanctions contre des responsables rwandais et congolais impliqués dans le conflit. Mais ces mesures ne suffisent pas à protéger les civils.

Se souvenir pour guérir

En cette Journée internationale du souvenir, le thème « Se souvenir pour guérir » prend tout son sens dans le contexte de l'Est de la RDC. Se souvenir, c'est rendre hommage aux milliers de victimes de ce conflit oublié. Se souvenir, c'est aussi exiger des comptes et refuser l'impunité.

La communauté internationale est appelée à renforcer la protection des droits des victimes, à soutenir les survivants dans leur processus de guérison, et à exiger des parties en conflit qu'elles cessent de prendre les civils pour cible.

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